vendredi 2 novembre 2012

Retour imminent !

Bonjour à tous !!

Aujourd'hui est la veille de mon départ pour l'Australie. J'ai hâte de repartir. J'ai également déjà hâte de revenir en France !
Merci à tous pour votre accueil chaleureux, vos lits douillets, vos repas succulents qui m'avaient tellement manqués !! J'ai eu ma dose de fromages en intraveineuse, charcuterie, vins, et autres bonnes choses du pays (merci pour les Crozets, Cécé!! J’essaierai de faire une croziflette si ils passent la douane!!). Je retourne demain vers le soleil que l'on n'a pas beaucoup aperçu au cours de ce mois d'octobre. Désormais l'été arrive à grand pas à Perth... Je serai dès dimanche soir (vers 11h du matin, heure française) dans la collocation dans laquelle j'avais séjourné plusieurs mois à partir de janvier 2012.
Tant qu'on y est, j'ai cru comprendre que quelques personnes ne savaient pas comment consulter mes albums photos. Il suffit de cliquer sur l'image suivante sur le côté droit du blog : 


Au cours du trajet de demain, je serai amené à faire escale à Dubaï, mais je ne sortirai pas de l'aéroport malheureusement. Le confort d'un A380 n'a pas de prix ; difficile de s'en passer dorénavant. J'essaierai d'écrire quelques articles au cours des mois à venir, mais attendez vous à ce qu'ils soient moins nombreux ("déjà que"). Désormais, fini les vacances, c'est priorité au travail. Je me donne jusqu'à mi-mars 2013 pour trouver un travail dans mon secteur, si ce n'est pas le cas je retournerai vraisemblablement en France dans mon ancienne boite.

En attendant le prochain article, voici en avant-première une sympathique photo de la Corse (Bonifacio) :


Et c'est parti pour 20 heures d'avion. Plus 4 heures de trajet pour aller à Roissy-Charles-de-Gaulle, plus 1h30 dans les transports en commun de Perth. Avec les 7 heures de décalage horaire, je risque d'avoir besoin d'une petite sieste en arrivant.

jeudi 20 septembre 2012

This is it!

A quelques heures du décollage, je commence à peine à réaliser que ce premier périple australien est déjà terminé. C'est encore difficile d'imaginer que demain à la même heure je serai avec des singapouriens en train de passer une bonne soirée!... puis que dans une semaine à la même heure je serai chez Pierre et Aude, en France, en train de partager du véritable vin de nos contrées en bonne compagnie!
Bon, je n'ai pas la tête à écrire ce soir, d'autant que demain je me lève à 4.45 du matin, un taxi passe me prendre, direction aéroport international de Perth!... Merci à tous de m'avoir suivi tout au long de cette année, j'ai eu une quantité importante de lecteurs d'après les relevés statistiques. Merci à toutes les personnes qui m'ont envoyé des nouvelles du bled de temps en temps. C'est aussi grâce à vous que j'ai eu envie de continuer ce blog.
Je vous dis à bientôt pour de nouvelles news! Sinon, à bientôt en France !

vendredi 14 septembre 2012

Land Down Under - *Men at Work*





Ce clip musical est un des vieux classiques "années 80" que l'on a tous déjà entendu quelque part. C'est du pur langage australien, les anglophones non-Aussies ont du mal à comprendre, à cause du slang (patois australien) assez présent dans le choix des paroles. Il y a des explications, désolé c'est en anglais !!

Voici les paroles :

Traveling in a fried-out combie
On a hippie trail, head full of zombie
I met a strange lady, she made me nervous
She took me in and gave me breakfast
And she said,

"Do you come from a land down under?
Where women glow and men plunder?
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover."

Buying bread from a man in Brussels
He was six-foot-four and full of muscles
I said, "Do you speak-a my language?"
He just smiled and gave me a vegemite sandwich
And he said,

"I come from a land down under
Where beer does flow and men chunder
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover."


Lyin' in a den in Bombay
With a slack jaw, and not much to say
I said to the man, "Are you trying to tempt me
Because I come from the land of plenty?"
And he said,

"Do you come from a land down under?
Where women glow and men plunder?
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover."
Yeah!

Living in a land down under
Where women glow and men plunder
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover!

Living in a land down under
Where women glow and men plunder
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover!

jeudi 13 septembre 2012

Les magiques îles des Whitsundays


Salut à tous! voici un bon moment que je n'avais pas écrit sur le blog... j'ai été pas mal occupé ces derniers temps. Vous comprendrez par là que la rédaction du blog n'était pas dans mes priorités.
Je rattrape mon retard en vous faisant un résumé rapide des étapes peu intéressantes :
Après mon passage dans la ferme hobbie de Robert et Dylan (Cf. message précédent), j'ai atterri à Mackay pour aider en homestay (ça peut être n'importe quel type d'aide, à domicile, nettoyage, tonte de pelouse, rangement, etc.). Je ne suis resté que 4 ou 5 jours, car j'ai trouvé entre temps un meilleur endroit, à Marian, au milieu des plantations de cane à sucre. La cane pousse à perte de vue toute l'année. Aucun repos pour les terres, aussitôt récoltée, la cane est ressemée. Vous avez pu voir dans mon albums photos "Queensland" deux photos de l'usine de traitement de la cane. Cette même usine sert également à produire de l’électricité grâce à la combustion des feuilles de la cane. Je suis resté 8 jours dans cette maison, à laver la voiture, nettoyer le garage, et confectionner un chemin au milieu du jardin potager. Le reste du temps était consacré à déguster du fromage et Shiraz, à domicile, dans les galeries d'art ou au bord d’un étang. Trop dur.

L'étape suivante, était la plus importante. C'était mon but dans le Queensland : vacances dans l'archipel des Whitsundays (traduisez Whitsundays par « Dimanche de Pentecôte »). Ce nom provient du jour de l'année 1770 où le Captain Cook découvrait cet archipel de 74 îles le long de la côte Est australienne. Bon, pour la petite histoire, en ces temps la ligne des temps n'existait pas encore, il s'agissait en réalité du lundi de Pentecôte et non pas du dimanche comme le croyait Cook. Mais le nom est resté, et ça sonne mieux que Whitmonday!!

Bref, j'arrive à Airlie Beach, petite station balnéaire et portuaire d'où tous les bateaux partent à destination des Whitsundays un lundi matin de bonne heure par le bus. Et je réserve une croisière pour le jour même. No problemo, toutes les croisières sont disponibles, même au dernier moment, car je m'en rendrai compte plus tard : il n'y a quasiment pas de touristes!! Ceux de l’hémisphère nord sont retournés travailler, et ceux de l'hémisphère sud ne sont pas pas encore en vacances de printemps. C'est malgré tout très curieux car il s'agit de la meilleure période pour se rendre ici: températures idéales (28°C le jour, et 18°C la nuit), un temps fabuleux et par conséquent des couleurs splendides. Je ne suis pas encore monté dans le bateau que je fais déjà la connaissance des allemands et anglais avec qui je passerai le restant de la croisière. Nous partons d'Airlie Beach sur l’embarcation, il y a trois autres français sur le New Horizon également. Au total nous sommes 15 touristes, 2 matelots et le captain. La capacité totale du bateau est pourtant de plus de 30 couchages!! Mais c'est parfait!! Nous sommes sur les eaux des Whitsundays, déjà les couleurs se rapprochent du turquoise, ça s’annonce bien. De nombreuses îles sont visibles depuis le pont. Après avoir observé un bébé baleine sauter à la surface de l’eau plusieurs fois, nous jetons l'ancre dans un endroit à l'abri du vent, proche de la plus grande île de l'archipel (la Whitsunday Island). Nous admirons le coucher de soleil, "not too shaby" comme dirait certains... pas mal quoi! Le lendemain nous nous rendons au point le plus magique : la Whiteheaven Beach, c'est l'endroit où le sable est le plus fin au monde : on ne distingue même plus les grains à l’œil nu. C'est de la silicone presque pure, la sensation sous les pieds est très étrange, ce n'est pas granuleux. Et la blancheur ressort vraiment quand les rayons du soleil donnent sur la plage. Les nuances du bleu du ciel se projetant sur l'eau sont étonnantes, tous les bleus sont présents, exceptés les nuances foncées. Le turquoise domine. La baignade est un véritable délice. La combinaison de plongée est cependant de mise afin de nous protéger des méduses microscopiques très dangereuses. L'eau est totalement transparente et plutôt salée. Difficile de partir de cet endroit de rêve. Il parait qu'il y a possibilité de camper sur l'île, ça serait une bonne idée pour une prochaine excursion sur la Whiteheaven Beach. C'est paradisiaque, d'autant qu'il n'y a quasiment personne !! Le rêve de l'île déserte est dans nos mains !! Et il y a le choix, car sur les 74 îles, la plupart sont classées au patrimoine de l’UNESCO et protégées. Seules 2 ou 3 contiennent des resorts pour fortunés, le reste c’est la nature : bush, sable, rocher, oiseaux. A ce propos un des matelots nous en a raconté de bien bonnes sur les personnalités qui se rendent dans ces resorts de luxe. La seule que j'ai retenue concerne Madonna qui aurait souhaité être la seule cliente présente dans le resort, et aurait fait tout un foin à la réception pour obtenir ce qu'elle souhaitait, elle s'est faite renvoyée pour la raison que les hôtels ne sont pas la propriété des stars. Allez, retourne dans ton pays !
Les étapes suivantes de la croisière sont consacrées au snorkeling (masque/tubas) au dessus des récifs coralliens et de leurs centaines d'espèces de poissons multicolores dont certains sortent tout droits du film d'animation Némo! (ou le contraire...).
Bon il n’y a pas à tortiller,  cet endroit est extra,  j’y passerai bien une semaine en camping. Réveil sur la Whiteheaven Beach, BBQ au petit dej’. J’essaierai d’y retourner l’an prochain, d’autant que la vie n’est pas très chère ici. J’ai été très étonné : $17 la nuit en hôtel backpaker (je m’étais habitué aux tarifs compris entre $25 et $28 pratiqués un peu partout en Oz), on nous donnent même un ticket de 50% de réduction à valoir sur des assiettes énormes (pour $6.50, on peut s’offrir un gros steak tendre + veggies + frites + bière, ou autres choix au même prix). La chaîne Domino’s propose également des « pizzas 2 personnes » à $4.95 !! c’est vraiment donné... Et il y a même deux petits aéroports domestiques plutôt bien desservis dont les vols ne sont pas très chers.

Whiteheaven Beach

Je clôture cette semaine par un petit saut en parachute avec vue sur les îles. Une première pour moi. C’est certain que ça fout les chocottes, mais je m’attendais à pire. On saute de tellement haut qu’on ne se rend pas vraiment compte de la hauteur. Le plus effrayant, c’est au moment où la porte de l’avion s’ouvre et laisse apparaitre le paysage sans hublot.


Désormais, je réside jusqu’à samedi chez une dame de la ville. Normalement je suis sensé l’aider en échange des repas et logement, sauf qu’elle n’a rien à me faire faire. J’ai travaillé 3 heures mardi dans un de ses entrepôts, et c’est tout. Je m’en vais samedi sans travailler plus, d’après ce que j’ai compris. Cette dame est en quelque sorte la patronne d’Airlie Beach, elle possède les magasins de vêtements, touristiques, et cafés de la ville... Tous ces business semblent bien fonctionner. La maison est isolée sur les hauteurs, dans le bush au milieu des wallabies, iguanes, serpents et autres mignonnes bestioles, vue sur l’océan et une île. Trois étages, 600m² habitables à vue de nez, piscine. Champagne et pinard tous les soirs. Le jardinier me tient compagnie pendant la journée ! Et les repas sont succulents !! Très sympa et reposant, mais on se fendait plus la poire en croisière.
Je pars samedi, de l’aéroport qui se situe sur une des îles, c’est plus facile que de prendre un bus jusqu’à l'aéroport de Cairns (car 12 heures de trajet, c’est long, et c’est en journée). L’avion, c’est le mieux en Australie de toutes façons. Surtout quand on regarde le tarif au kilomètre parcouru, c’est très intéressant. Je retourne à Perth pour 4 jours avant de partir à Singapour ! Ca sent la fin !!...

Queensland - L'album photo

vendredi 17 août 2012

Jambon fumé et visa

Bonjour à tous, enfin un message pour vous signaler que TVB ! Après un petit weekend début août passé dans un backpaker de Bundaberg, j’ai atterri dans une ferme hobbie (ce n’est pas un business) entre Bundaberg et Agnes Water, sur la commune de Baffle Creek. Pour la petite info, j’ai eu un peu de chance de m’y retrouver ; c’est en effet grâce à So Youn la coréenne que j’ai rencontré à la ferme précédente, que j’ai pu m’y retrouver. C’est elle qui a trouvé cet endroit parfait pour passer le temps. Aujourd’hui, So Youn est partie faire les lits des clients dans un hôtel HelpX, et moi j’y suis encore ici pour quelques jours. Cet endroit est absolument paradisiaque, calme, presque abandonné au milieu du bush, entouré par d’innombrables espèces d’oiseaux et cacatoès, de kangourous gris, de Wallabys, et à seulement 30km de l’océan Pacifique. D’ailleurs dimanche dernier, j’ai fait l’aller-retour en vélo pour faire un peu d’exercice ; 60km, ça fait les cuisses, surtout dans les collines ! Mais c’est vraiment appréciable, d’autant qu’en arrivant à la plage, que vois-tu ? du sable, normal, des vagues, normal, un ciel bleu de rêve, normal, pas un nuage, normal, mais : pas un pigeon, pas un steak en train de frire, pas une maison gâchant le décor, on est vraiment en Australie !!! Et la réception du mobile passe quand même, que demander de mieux ? je vous le demande ?
Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cochons. La ferme est tenue par Dylan et Robert. Autour de leur maison et hangars, ils possèdent quelques cochons de tous âges, une vingtaine de têtes à l’heure actuelle. Plusieurs petits devraient arriver d’ici quelques semaines, agrandissant la famille. Les cochons sont très bien traités, presque comme des animaux de compagnie ; d’autant que cette race est très amicale, aucune crainte à avoir, même au contact des mâles gigantesques. Naturellement, nous retrouvons les poules, les canards, les oies, en liberté ou presque. Quant à la viande du menu du jour, c’est bien entendu du porc ; en effet comme vous dites, c’est assez inhabituel pour l’Australie où le bœuf est largement préféré et surtout moins cher. Mais la viande « maison » reste le meilleur choix du chef. Je crois n’avoir jamais dégusté de porc de cette qualité auparavant. Vraiment succulent, avec un véritable fumage au feu de bois local (je devrais dire « au feu de bush ») ! Nous pouvons également trouver un local avec du matériel adéquat (genre de boucherie) avec une salle réfrigérée, servant au découpage des bestiaux. Le garde féroce de la ferme est un adorable Berger des Abruzzes de deux ans et demi, répondant au nom de Sam. Elle n’aime ni les corbeaux ni les magpies, un peu comme moi ! Du coup on s’entend bien.
Robert et Dylan m’ont accueilli les bras ouverts. Très gentils et attentifs avec leurs invités, c’est le jour et la nuit avec les esclavagistes de la ferme précédente ! Ma douche est à l’extérieur, les WC aussi, dans des petits cabanons ouverts à l’air libre. Deux douches par jours, sous le soleil, par 25°C, c’est le panard les enfants ! Concernant le temps, la chance a une nouvelle fois tourné à mon avantage, décidément, car juste avant que je n’arrive dans le Queensland, au mois de juillet, il est tombé 120mm de pluie. L’hiver est pourtant sensé être très sec dans cette région du pays. Du coup, la forêt est plutôt verte, plus que dans le WA en tous cas. Depuis mon arrivée, j’aperçois quelques fois des nuages, pffff, oui je sais c’est désagréable...
Au programme de nos journées : levé à 8h, et on commence à travailler aux alentours de 9h. Nous aidons au jardinage, arrosage, ramassage de branches et de fumier de cochons pour les plantes et arbres de la ferme. C’est simple, facile, et je retrouve la même bonne odeur de la ferme de Loren et de Linda aux USA. Depuis deux jours nous participons à la confection d’un nouveau paddock pour que les cochons aient « encore » plus d’espace pour gambader : nettoyage de la surface, découpage des troncs, retrait des écorces des troncs pour avoir de parfaits gros piquets pour les clôtures. C’est parfois physique, mais ça fait du bien aux bras. Et enfin, couché à 21h (papy n’essaie même plus de résister) après un petit épisode de QI (Quite Interesting), une émission de la BBC anglaise drôle et culturelle !
Dylan et Robert m’ont emmené à la rivière pour 2 ou 3 heures de kayak. Tout seul sur la rivière, je n’ai pas croisé une seule barque, hallucinant. C’est paisible, et le bush à perte de vue est absolument superbe. Ils m’ont récupéré quelques kilomètres plus loin. Demain samedi, après un petit sacrifice de cochon (faut bien manger, héhé !!), je fais la suite de la balade à partir de l’endroit où on a laissé le kayak ! Mais je n’irai peut-être pas jusqu’à l’océan, ça fait trop loin ; pourtant ce n’est pas l’envie qui manque !
Ma prochaine destination est en cours de planification. J’ai besoin d’avoir la confirmation d’un couple résidant proche des Whitsundays. Je continue donc ma route vers le nord, le long de la côte Est. Ce serait à partir de mardi, pour maximum deux semaines. Au pire, si je n’ai pas de confirmation, je fonce tout droit aux Whitsundays et me réserve une petite excursion de quelques jours !



PS : LA news en direct live, encore plus importante que les émeutes d’Amiens, dont la planète entière ont passé les images en boucle (boring...) : je viens de recevoir mon extension de visa jusqu’à octobre 2013 !! Je commençais à baliser depuis les 2 dernières semaines, car d’ordinaire seulement 24 heures sont nécessaires pour avoir une réponse. Yipeee !!...