A quelques heures du décollage, je commence à peine à réaliser que ce premier périple australien est déjà terminé. C'est encore difficile d'imaginer que demain à la même heure je serai avec des singapouriens en train de passer une bonne soirée!... puis que dans une semaine à la même heure je serai chez Pierre et Aude, en France, en train de partager du véritable vin de nos contrées en bonne compagnie!
Bon, je n'ai pas la tête à écrire ce soir, d'autant que demain je me lève à 4.45 du matin, un taxi passe me prendre, direction aéroport international de Perth!... Merci à tous de m'avoir suivi tout au long de cette année, j'ai eu une quantité importante de lecteurs d'après les relevés statistiques. Merci à toutes les personnes qui m'ont envoyé des nouvelles du bled de temps en temps. C'est aussi grâce à vous que j'ai eu envie de continuer ce blog.
Je vous dis à bientôt pour de nouvelles news! Sinon, à bientôt en France !
jeudi 20 septembre 2012
vendredi 14 septembre 2012
Land Down Under - *Men at Work*
Ce clip musical est un des vieux classiques "années 80" que l'on a tous déjà entendu quelque part. C'est du pur langage australien, les anglophones non-Aussies ont du mal à comprendre, à cause du slang (patois australien) assez présent dans le choix des paroles. Il y a des explications, désolé c'est en anglais !!
Voici les paroles :
Traveling in a fried-out combie
On a hippie trail, head full of zombie
I met a strange lady, she made me nervous
She took me in and gave me breakfast
And she said,
"Do you come from a land down under?
Where women glow and men plunder?
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover."
Buying bread from a man in Brussels
He was six-foot-four and full of muscles
I said, "Do you speak-a my language?"
He just smiled and gave me a vegemite sandwich
And he said,
"I come from a land down under
Where beer does flow and men chunder
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover."
Lyin' in a den in Bombay
With a slack jaw, and not much to say
I said to the man, "Are you trying to tempt me
Because I come from the land of plenty?"
And he said,
"Do you come from a land down under?
Where women glow and men plunder?
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover."
Yeah!
Living in a land down under
Where women glow and men plunder
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover!
Living in a land down under
Where women glow and men plunder
Can't you hear, can't you hear the thunder?
You better run, you better take cover!
jeudi 13 septembre 2012
Les magiques îles des Whitsundays
Salut à tous! voici un bon moment que je n'avais pas écrit sur le blog...
j'ai été pas mal occupé ces derniers temps. Vous comprendrez par là que la
rédaction du blog n'était pas dans mes priorités.
Je rattrape mon retard en vous faisant un résumé rapide des étapes peu
intéressantes :
Après mon passage dans la ferme hobbie de Robert et Dylan (Cf. message
précédent), j'ai atterri à Mackay pour aider en homestay (ça peut être n'importe quel type d'aide, à domicile, nettoyage,
tonte de pelouse, rangement, etc.). Je ne suis resté que 4 ou 5 jours, car j'ai
trouvé entre temps un meilleur endroit, à Marian, au milieu des plantations de
cane à sucre. La cane pousse à perte de vue toute l'année. Aucun repos pour les
terres, aussitôt récoltée, la cane est ressemée. Vous avez pu voir dans mon
albums photos "Queensland" deux photos de l'usine de traitement de la
cane. Cette même usine sert également à produire de l’électricité grâce à la
combustion des feuilles de la cane. Je suis resté 8 jours dans cette maison, à
laver la voiture, nettoyer le garage, et confectionner un chemin au milieu du
jardin potager. Le reste du temps était consacré à déguster du fromage et
Shiraz, à domicile, dans les galeries d'art ou au bord d’un étang. Trop dur.
L'étape suivante, était la plus importante. C'était mon but dans le
Queensland : vacances dans l'archipel des Whitsundays
(traduisez Whitsundays par « Dimanche de Pentecôte »). Ce nom
provient du jour de l'année 1770 où le Captain Cook découvrait cet archipel de
74 îles le long de la côte Est australienne. Bon, pour la petite histoire, en
ces temps la ligne des temps n'existait pas encore, il s'agissait en réalité du
lundi de Pentecôte et non pas du dimanche comme le croyait Cook. Mais le nom
est resté, et ça sonne mieux que Whitmonday!!
Bref, j'arrive à Airlie Beach, petite station balnéaire et portuaire d'où
tous les bateaux partent à destination des Whitsundays un lundi matin de bonne
heure par le bus. Et je réserve une croisière pour le jour même. No problemo,
toutes les croisières sont disponibles, même au dernier moment, car je m'en
rendrai compte plus tard : il n'y a quasiment pas de touristes!! Ceux de
l’hémisphère nord sont retournés travailler, et ceux de l'hémisphère sud ne
sont pas pas encore en vacances de printemps. C'est malgré tout très curieux
car il s'agit de la meilleure période pour se rendre ici: températures idéales
(28°C le jour, et 18°C la nuit), un temps fabuleux et par conséquent des
couleurs splendides. Je ne suis pas encore monté dans le bateau que je fais déjà
la connaissance des allemands et anglais avec qui je passerai le restant de la
croisière. Nous partons d'Airlie Beach sur l’embarcation, il y a trois autres
français sur le New Horizon également. Au total nous sommes 15 touristes, 2
matelots et le captain. La capacité totale du bateau est pourtant de plus de 30
couchages!! Mais c'est parfait!! Nous sommes sur les eaux des Whitsundays, déjà
les couleurs se rapprochent du turquoise, ça s’annonce bien. De nombreuses îles
sont visibles depuis le pont. Après avoir observé un bébé baleine sauter à la
surface de l’eau plusieurs fois, nous jetons l'ancre dans un endroit à l'abri
du vent, proche de la plus grande île de l'archipel (la Whitsunday Island).
Nous admirons le coucher de soleil, "not
too shaby" comme dirait certains... pas mal quoi! Le lendemain nous
nous rendons au point le plus magique : la Whiteheaven Beach, c'est l'endroit
où le sable est le plus fin au monde : on ne distingue même plus les grains à
l’œil nu. C'est de la silicone presque pure, la sensation sous les pieds est
très étrange, ce n'est pas granuleux. Et la blancheur ressort vraiment quand
les rayons du soleil donnent sur la plage. Les nuances du bleu du ciel se
projetant sur l'eau sont étonnantes, tous les bleus sont présents, exceptés les
nuances foncées. Le turquoise domine. La baignade est un véritable délice. La combinaison de plongée est cependant de mise afin de nous protéger des méduses
microscopiques très dangereuses. L'eau est totalement transparente et plutôt salée.
Difficile de partir de cet endroit de rêve. Il parait qu'il y a possibilité de
camper sur l'île, ça serait une bonne idée pour une prochaine excursion sur la
Whiteheaven Beach. C'est paradisiaque, d'autant qu'il n'y a quasiment personne !!
Le rêve de l'île déserte est dans nos mains !! Et il y a le choix, car sur les
74 îles, la plupart sont classées au patrimoine de l’UNESCO et protégées.
Seules 2 ou 3 contiennent des resorts pour fortunés, le reste c’est la
nature : bush, sable, rocher, oiseaux. A ce propos un des matelots nous en
a raconté de bien bonnes sur les personnalités qui se rendent dans ces resorts de
luxe. La seule que j'ai retenue concerne Madonna qui aurait souhaité être la
seule cliente présente dans le resort, et aurait fait tout un foin à la
réception pour obtenir ce qu'elle souhaitait, elle s'est faite renvoyée pour la
raison que les hôtels ne sont pas la propriété des stars. Allez, retourne dans
ton pays !
Les étapes suivantes de la croisière sont consacrées au snorkeling
(masque/tubas) au dessus des récifs coralliens et de leurs centaines d'espèces
de poissons multicolores dont certains sortent tout droits du film d'animation
Némo! (ou le contraire...).
Bon il n’y a pas à tortiller, cet
endroit est extra, j’y passerai bien une
semaine en camping. Réveil sur la Whiteheaven Beach, BBQ au petit dej’. J’essaierai
d’y retourner l’an prochain, d’autant que la vie n’est pas très chère ici. J’ai
été très étonné : $17 la nuit en hôtel backpaker (je m’étais habitué aux tarifs
compris entre $25 et $28 pratiqués un peu partout en Oz), on nous donnent même un
ticket de 50% de réduction à valoir sur des assiettes énormes (pour $6.50, on peut
s’offrir un gros steak tendre + veggies + frites + bière, ou autres choix au
même prix). La chaîne Domino’s propose également des « pizzas 2 personnes »
à $4.95 !! c’est vraiment donné... Et il y a même deux petits aéroports domestiques
plutôt bien desservis dont les vols ne sont pas très chers.
![]() |
| Whiteheaven Beach |
Je clôture cette semaine par un petit saut en parachute avec vue sur les îles.
Une première pour moi. C’est certain que ça fout les chocottes, mais je m’attendais
à pire. On saute de tellement haut qu’on ne se rend pas vraiment compte de la
hauteur. Le plus effrayant, c’est au moment où la porte de l’avion s’ouvre et
laisse apparaitre le paysage sans hublot.
Désormais, je réside jusqu’à samedi chez une dame de la ville. Normalement
je suis sensé l’aider en échange des repas et logement, sauf qu’elle n’a rien à
me faire faire. J’ai travaillé 3 heures mardi dans un de ses entrepôts, et c’est
tout. Je m’en vais samedi sans travailler plus, d’après ce que j’ai compris.
Cette dame est en quelque sorte la patronne d’Airlie Beach, elle possède les
magasins de vêtements, touristiques, et cafés de la ville... Tous ces business semblent
bien fonctionner. La maison est isolée sur les hauteurs, dans le bush au milieu
des wallabies, iguanes, serpents et autres mignonnes bestioles, vue sur l’océan
et une île. Trois étages, 600m² habitables à vue de nez, piscine. Champagne et
pinard tous les soirs. Le jardinier me tient compagnie pendant la journée !
Et les repas sont succulents !! Très sympa et reposant, mais on se fendait
plus la poire en croisière.
Je pars samedi, de l’aéroport qui se situe sur une des îles, c’est plus
facile que de prendre un bus jusqu’à l'aéroport de Cairns (car 12 heures de trajet, c’est
long, et c’est en journée). L’avion, c’est le mieux en Australie de toutes
façons. Surtout quand on regarde le tarif au kilomètre parcouru, c’est très
intéressant. Je retourne à Perth pour 4 jours avant de partir à Singapour !
Ca sent la fin !!...
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| Queensland - L'album photo |
vendredi 17 août 2012
Jambon fumé et visa
Bonjour à tous, enfin un message pour vous signaler que TVB ! Après un
petit weekend début août passé dans un backpaker de Bundaberg, j’ai atterri dans
une ferme hobbie (ce n’est pas un business) entre Bundaberg et Agnes Water, sur
la commune de Baffle
Creek. Pour la petite info, j’ai eu un peu de chance de m’y retrouver ;
c’est en effet grâce à So Youn la coréenne que j’ai rencontré à la ferme
précédente, que j’ai pu m’y retrouver. C’est elle qui a trouvé cet endroit parfait
pour passer le temps. Aujourd’hui, So Youn est partie faire les lits des
clients dans un hôtel HelpX, et moi j’y suis encore ici pour quelques jours. Cet
endroit est absolument paradisiaque, calme, presque abandonné au milieu du bush,
entouré par d’innombrables espèces d’oiseaux et cacatoès, de kangourous gris, de
Wallabys, et à seulement 30km de l’océan Pacifique. D’ailleurs dimanche
dernier, j’ai fait l’aller-retour en vélo pour faire un peu d’exercice ;
60km, ça fait les cuisses, surtout dans les collines ! Mais c’est vraiment
appréciable, d’autant qu’en arrivant à la plage, que vois-tu ? du sable,
normal, des vagues, normal, un ciel bleu de rêve, normal, pas un nuage, normal,
mais : pas un pigeon, pas un steak en train de frire, pas une maison gâchant le
décor, on est vraiment en Australie !!! Et la réception du mobile passe
quand même, que demander de mieux ? je vous le demande ?
Bref, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos cochons. La ferme est tenue par
Dylan et Robert. Autour de leur maison et hangars, ils possèdent quelques
cochons de tous âges, une vingtaine de têtes à l’heure actuelle. Plusieurs
petits devraient arriver d’ici quelques semaines, agrandissant la famille. Les
cochons sont très bien traités, presque comme des animaux de compagnie ; d’autant
que cette race est très amicale, aucune crainte à avoir, même au contact des
mâles gigantesques. Naturellement, nous retrouvons les poules, les canards, les
oies, en liberté ou presque. Quant à la viande du menu du jour, c’est bien
entendu du porc ; en effet comme vous dites, c’est assez inhabituel pour l’Australie
où le bœuf est largement préféré et surtout moins cher. Mais la viande « maison »
reste le meilleur choix du chef. Je crois n’avoir jamais dégusté de porc de
cette qualité auparavant. Vraiment succulent, avec un véritable fumage au
feu de bois local (je devrais dire « au feu de bush ») ! Nous pouvons
également trouver un local avec du matériel adéquat (genre de boucherie) avec
une salle réfrigérée, servant au découpage des bestiaux. Le garde féroce de la
ferme est un adorable Berger des Abruzzes de deux ans et demi, répondant au nom
de Sam. Elle n’aime ni les corbeaux ni les magpies, un peu comme moi ! Du
coup on s’entend bien.
Robert et Dylan m’ont accueilli les bras ouverts. Très gentils et
attentifs avec leurs invités, c’est le jour et la nuit avec les esclavagistes
de la ferme précédente ! Ma douche est à l’extérieur, les WC aussi, dans
des petits cabanons ouverts à l’air libre. Deux douches par jours, sous le
soleil, par 25°C, c’est le panard les enfants ! Concernant le temps, la chance
a une nouvelle fois tourné à mon avantage, décidément, car juste avant que je
n’arrive dans le Queensland, au mois de juillet, il est tombé 120mm de pluie. L’hiver
est pourtant sensé être très sec dans cette région du pays. Du coup, la forêt
est plutôt verte, plus que dans le WA en tous cas. Depuis mon arrivée, j’aperçois
quelques fois des nuages, pffff, oui je sais c’est désagréable...
Au programme de nos journées : levé à 8h, et on commence à
travailler aux alentours de 9h. Nous aidons au jardinage, arrosage, ramassage
de branches et de fumier de cochons pour les plantes et arbres de la ferme. C’est
simple, facile, et je retrouve la même bonne odeur de la ferme de Loren et de Linda
aux USA. Depuis deux jours nous participons à la confection d’un nouveau
paddock pour que les cochons aient « encore » plus d’espace pour
gambader : nettoyage de la surface, découpage des troncs, retrait des écorces
des troncs pour avoir de parfaits gros piquets pour les clôtures. C’est parfois
physique, mais ça fait du bien aux bras. Et enfin, couché à 21h (papy n’essaie même
plus de résister) après un petit épisode de QI (Quite Interesting), une émission
de la BBC anglaise drôle et culturelle !
Dylan et Robert m’ont emmené à la rivière pour 2 ou 3 heures de
kayak. Tout seul sur la rivière, je n’ai pas croisé une seule barque,
hallucinant. C’est paisible, et le bush à perte de vue est absolument superbe.
Ils m’ont récupéré quelques kilomètres plus loin. Demain samedi, après un petit
sacrifice de cochon (faut bien manger, héhé !!), je fais la suite de la
balade à partir de l’endroit où on a laissé le kayak ! Mais je n’irai peut-être
pas jusqu’à l’océan, ça fait trop loin ; pourtant ce n’est pas l’envie qui
manque !
Ma prochaine destination est en cours de planification. J’ai
besoin d’avoir la confirmation d’un couple résidant proche des Whitsundays. Je
continue donc ma route vers le nord, le long de la côte Est. Ce serait à partir
de mardi, pour maximum deux semaines. Au pire, si je n’ai pas de confirmation,
je fonce tout droit aux Whitsundays et me réserve une petite excursion de
quelques jours !
PS : LA news en direct live, encore plus importante que les
émeutes d’Amiens, dont la planète entière ont passé les images en boucle (boring...) : je viens de recevoir mon
extension de visa jusqu’à octobre 2013 !! Je commençais à baliser depuis les
2 dernières semaines, car d’ordinaire seulement 24 heures sont nécessaires pour
avoir une réponse. Yipeee !!...
mardi 7 août 2012
Le parpaing
Plusieurs personnes m'ont demandé de partager le commentaire posté sur le site HelpX, suite à mon passage dans la ferme "à problèmes" de Childers. Le voici dans son intégralité. Je le laisse en anglais, puisque de toutes façons il reprend essentiellement ce que j'ai pu écrire dans mon billet précédent. Bonne lecture !
RIGHT, where can I start? I have a lot of things to tell here...
What I am about to say, I couldn't tell it in front of the host, it was too big for me. But I'm not afraid to tell everything on this HelpX comment. I'm not doing this for me, but for the next woofer applicants.
I am someone who like a lot woofing, I love farming, I've done that for a while in Australia and in the US. I have a bit of experience about that, so I can tell what is going on here.
Last Tuesday, I arrived in this farm. I quickly realised that I've been very lucky in the farms I've been before. These ones were good, very good, and sometimes amazing. Always a good experience in all of them, with nice people, funny children, open-minded farmers, interesting work, fare jobs, a lot of good memories, etc.
If I applied in this farm, it was not to get some of the 88 days necessary to apply for the second WHV (I do have the 88 days already). I applied for two other reasons: first of all, it's in Queensland, where I wanted to go at that time of my journey. Second of all, I like farming and try to make the hosts satisfied about my job. So I was thinking: it's gonna be great, I am going to meet different people again, have a great experience, see the sun of Queensland, etc., yihaaaa !!... BUT...
... FIRST OF ALL, I am sure this family can be quite nice with some woofers, I have no doubt about that. But it seems that everyone is not equal: a Korean guy was staying at the place and was hated by the family. I didn't know them yet that I was feeling really sorry for this guy. Despite of his lack of language, he tried to do his best he could, all the time, a very courageous person, trying to get better and well considered. I have to admit that he was sometimes doing an very efficient work. The family was sometimes telling him : "you don't remember anything of what we tell you", "you are useless" "what are you gonna do with your life ?!".
We all are human beings, right? I reckon that little tiny mistakes can be done by anyone, and be forgiven easily, don't you think? Well, it seems that here, we are not allowed to make any, and especially him. The more this guy was trying, the worse it went for him. When you have someone who yell at you like if you were some kind of unhealthy livestock, you get stressed, make more mistakes, and understand less and less what is going on around you... It seemed to be horrible for him, and unfortunately we couldn't do almost anything for him, except trying to defend him, even if at the end we'll be unconsidered ourselves.
Every Wednesday, you're gonna go shopping (if you want to) with Rebekah... The time I went, I stayed 2 hours in front of Woolies waiting for her. No text message, no excuse for her 2 hours late... Maybe I am wrong but I reckon it is disrespectful. It seems to be normal for them.
Besides, they don't even try to remember our names: after 1 week, one the helper was still called "the girl", and after 2 days I was still called sometimes "the guy I don't know the name". After a while, it's absolutely not funny anymore, David !
In the family, they yell at each-other all the time. Rebekah is a freaking woman, she gets angry for anything: big deals, little deals, and even when nothing is wrong... It's unbelievable. I didn't know that such people could exist on Earth.
Have you seen on their ad that they are Christian? Oh, come on, please don't tell us that!! Where is your tolerance, your polite attitude, and your sense of respect?! It seems that you didn't find it in your church on the Saturdays (Only day off of the week, and you're not allowed to do anything in the house this day: no TV, no cooking, no washing. Yes it's unbelievable). I am catholic, and I feel really shocked by this people who pretend to be Christian... They might feel Christian when they celebrate their Shabbat, but they are not Christian in their acts. You don't have the right to make fun of people sarcastically in front of them, it's inhuman, even more when they don't understand you very well. I have a limit at my forgiveness. This has gone too far. I call this now harassment. I am leaving this place.
WOOFER, HELPER, please stay away from these people!
I've seen how they act with other woofers, trust me, they are really hypocrites and psychos. They are not good hosts at all.
They're going to ask you to work between 5 and 6 hours a day, and 6 days a week, for free. And then, once your work on the farm is done, you have to clean the house sometimes, and prepare the dinner, do the dishes, make the kitchen clean every night > And if you don't do it correctly, you can be in trouble (I have seen it). Are we in real-life, seriously, helping for 7 or 8 hours a day, 6 days a week, feeling like in hell?? You gotta be kidding!
AND, about the money they talk about in their ad, which they can give you if you're a willing worker is not true at all!! Some helpers will get $500 for two months, others won't get any cent, even if they did a really good job. I've heard that some people stayed for a while in this farm, like two months, they were doing really well, got along well with the family, and did not get any penny at the end of their journey. They were shocked the day they left when they discovered that they wouldn't have nothing.
So, don't think that they're gonna give you anything if you work well enough, actually it's never enough.
DON'T APPLY. If you have the same experience than me, please write something, after a few comments like that, they're going to be fired from the website.
Cheers,
an Australia lover.
![]() |
| Free bird - Lynyrd Skynyrd |
samedi 4 août 2012
Into the wild
![]() |
| Coucher de soleil sur la côte du Queensland, à mi-chemin entre Brisbane et Bundaberg |
Nous sommes dans la chambre des gars (ou devrais-je dire le garage dans
lequel se trouve un foutoir monstrueux) où j’aperçois des semblants de lits
superposés, puis une seconde paire à côté. On me présente aux autres Helpers de
la ferme, très bien, allez bonne nuit les gars ! Mon cerveau est en grève
(on ne se moque pas ;p ).
Le lendemain, je ne me lève pas pour aller travailler, ils m’ont dit de
rester au lit si je voulais, cool ! Il y a un français Corentin et un
coréen Chris dans la chambre. Nous discutons pas mal. Le français quitte la
ferme jeudi, après deux mois passés ici. Le coréen en est à son troisième mois,
et s’en va dans une dizaine de jour pour Brisbane. Ils sont vraiment sympas,
malgré les lacunes de Chris en anglais, nous nous débrouillons comme toujours,
et tout roule !
Corentin m’avertit cependant rapidement, que les "aideurs" ne
sont pas tous considérés de la même manière ici, et que je m’en apercevrai
vite. Et effectivement, Chris est vraiment traité différemment. A partir de cet
instant je commence vraiment à avoir de gros à priori, J’ai même « la
haine » en écrivant cette partie du message. Donc oui, Chris n’est visiblement pas respecté, du tout. La
famille des fermiers se moquent de lui, devant ou derrière son dos. Il se fait
engueuler pour rien en quasi-permanence. Tout le monde lui parle sur un ton
infernal et avec des mots dégradants, y compris la petite-fille de 4 ans, qui
fait comme sa mère, sa grand-mère et son grand-père, que de « bons »
exemples pour cet enfant, ma parole !! Ca devient rapidement écœurant pour
ma part. A la fin de mon premier jour, je pense déjà à partir, mais sans être
certain, car je n’ai pas de plan de secours. Je m’entends bien avec le
français, mais il part le lendemain, c’est dommage. Chris est vraiment gentil.
Ce gars-là fait de son mieux pour aider les fermiers, que ce soit dehors pour
les légumes (courgettes et tomates), ou dans la maison pour le ménage, les
repas, la plonge et le rangement. A la fin du deuxième jour, je suis à peu près
certain de partir : J’en ai discuté avec So Yung la coréenne, qui elle est
arrivée deux jours avant moi. Elle m’explique ne plus pouvoir supporter la
situation. Nous ne sommes donc pas fous : les membres de cette famille
sont des tarés. Je comprends mieux pourquoi aucun commentaire de Helpers ne
figure sous l’annonce du site internet HelpX qui nous a mis en relation. Mais
ne t’inquiètes pas, ils vont avoir une belle surprise dans quelques jours, je ne
vais pas les râter.
Vendredi, je suis toujours dans la ferme, je m’entends plutôt bien avec
eux, bizarrement. Mais je sens la pression, un pas de travers nous est
interdit, au risque de nous prendre une engueulade. Ne serait-ce que ranger une
casserole dans le mauvais tiroir t’attire les foudres de la maîtresse de
maison. Lever à 5:50 ce jour (avec le décalage horaire que je subis encore,
c’est atroce), à 6:30 je suis dans le tracteur pour aider les ramasseurs des
légumes, ça se passe plutôt bien. Puis à 9:30 on commence à arracher les pieds
des courgettes ramassées précédemment. Le travail est fatal pour le dos, mais
je fais de mon mieux pendant deux heures. Chris avance trois plus vite que moi,
et deux fois plus vite que le fermier. Il est ultra efficace mais se ruine le
dos. Il veut faire de son mieux en espérant remporter une prime de départ
(parachute en plomb de $500 pour 2 mois) sachant que c’est peine perdue pour
lui. Fin de la matinée, il est 11:30 je m’effondre sur mon lit, c’est l’heure
de la sieste, le papy. Je me
réveille, je déjeune, et là, on nous appelle : nettoyage !! Toi, le gars dont je ne sais pas le nom, tu vas
nettoyer la salle de bain et les chiottes. Heu oui ok, à quelle heure ?
Maintenant ! Quoi ?! Je réalise qu’en plus de travailler
gratuitement 5 à 6 heures par jour, 6 jours sur 7, ils veulent que l’on fasse
toutes les corvées de nettoyage de temps en temps dans un cadre très
« amicale et plaisant ». Nous aidons plus tard aussi à préparer les
dîners, puis déservons, faisons la vaisselle, et rangeons la vaisselle… normal
certes, mais sous leurs regards sans gène. Heu,
ça va ? T’as pas l’impression de me regarder faire la vaisselle là ?
Tu veux que je t’indique où se trouve ton torchon pour essayer ta vaisselle,
peut-être ?!
Nous sommes vendredi soir, So Yung vient me voir : je pars demain. Je lui réponds, bon, tu ne seras pas toute seule, tu
m’incites à partir aussi. C’en est fini, je claque la porte, même s’ils
sont plutôt corrects avec moi, leur comportement général m'insupporte au plus
haut point. J’ai bien envie de dire : Ciao !
N’oubliez pas de regarder les commentaires de HelpX dans quelques jours, je ne
vous louperai pas ! Quitte à avoir un commentaire négatif me
concernant en retour, ça m’est égal. Je vais laisser mon pauvre camarade coréen
tout seul dans cette famille de requin sans âme, mais il n’a plus que 6 jours à
effectuer, courage mate !
Le lendemain, samedi matin, j’entends la famille partir à leur église pour
la journée, je me lève serein, j’ai très bien dormi ! Je prends le plus
gros petit déjeuner possible, il faut bien que je tienne la journée, n’est-ce
pas ? Je boucle mes sacs à dos, puis croise la coréenne dans le
couloir qui me dit : « je t’emmène jusqu’à la route avec le
quad ? ». Et me voici parti sur la route, into the wild, avec mes pieds pour avancer, et mon pouce pour faire
de l’auto-stop. Premier objectif : Rejoindre Childers ;
distance : 8km ; poids sur le dos : 27kg (dont 2kg de fruits et
sandwichs). L’auto-stop n’est pas chose aisée, les voitures me doublent,
jusqu’à arriver un kilomètre avant Childers où un fermier s’arrête et me
prend : « tu viens de chez David ? »… Stupeur ! le
fermier devine d’où je viens ! Du coup je reste vague en lui
répondant : « oui oui, je suis resté 1 semaine chez eux, et j’ai trouvé
une autre ferme où aller autour de Bundaberg. C’est quoi le nom de votre chien,
il est trop mignon ! ». En y repensant, je n’ai pas honte de mon
action ; les bad guys ce sont
les gens de cette ferme, pas moi. Pas de honte à avoir. Je rédige également un
message sur Facebook, ce n’est pas vraiment dans mon habitude, mais j’ai le
sentiment que c’est une drôle d’aventure qui mérite d’être partagée.
Deuxième objectif : rejoindre Bundaberg en car. Ce soir je dors dans
un backpacker de la ville, après être passé dans trois autres complets « no
vacancy » ! J’ai eu peur à un moment donné de devoir dormir sur
un banc du parc ! Mais me voici à fêter l’anniversaire d’une des
irlandaises du backpacker. Coucher tard (très tard pour l’Australie, il est
2:00), quand je vous disais que le Queensland c’était la fête. Lundi, je
prendrai la direction de la nouvelle ferme, et celle-ci sera la bonne pour
les 2-3 semaines à venir ! B-N !
![]() |
| Trouvez l'ibis !... Ces chauves-souris atteindraient les 1,20m d'envergure !! |
jeudi 2 août 2012
Bonjour Queensland !
Queensland, tu es le dernier état de ce pays sur lequel je
n’avais jamais posé le pied auparavant. Je ne compte pas Cambera car c’est un
état-capitale qui n’a aucun intérêt touristique. Avec le New South Wales (état
où se trouve Sydney) et le Victoria (Melbourne), il s’agit de l’état le plus
touristique du pays. Tous les européens, asiatiques, américains s’y trouve, et
je sais pourquoi. Parce que c’est paradisiaque, et aussi parce que très jeune et donc très
fêtard. Moi ce qui m’attire c’est plus le côté paradisiaque, ainsi que le
soleil franchement très présent, de saison, si si ! En hiver, il fait plus
chaud ici qu’à Perth réputé pourtant pour être une ville assez aride. La nuit
nous le thermomètre descend au maximum à 3°C (6°C de moyenne), et la
journée : short, polo, et parfois une petite polaire pour les frileux...
20 à 24°C, c’est très raisonnable, et le bronzage agricole est présent sur tous
les bras et figures !
J’ai trouvé une ferme à Childers où séjourner
quelques semaines. C’est une petite ville de l’Est, grosso-modo au milieu de la
côte Est. L’annonce est simple et semble plutôt sympathique : si vous aimez le tracteur, le quad,
venez ! Nous donnons de l’argent de poche pour les travailleurs sérieux et
motivés. Impeccable ! Nous sommes chrétiens, végétariens, n’acceptons
pas la drogue, l’alcool. Bon, rien de gênant me concernant, je suis ouvert à
tout dès lors que chacun se respecte. Avant de partir, Kerry me confie son
ressenti sur les habitants du Queensland : ils sont un peu rustres, et ont
un accent différent. Bon, ce n’est pas ça qui m’arrête ! J’ai toujours eu
de bonnes expériences jusqu’à présent, ce n’est pas demain que ça va s’arrêter !
Du coup voilà, je prends l’avion à 0:25 à Perth, les vols de nuits coutant
moins chers, et atterrit à 7:00, heure locale à Brisbane (4h30 de vol),
capitale du Queensland. J’ai réussi à dormir de manière sporadique dans
l’Airbus, ce qui est exceptionnel pour ma part ! Mais je suis toujours
fatigué en arrivant, et j’ai besoin de prendre un bus au départ du
centre-ville. J’essaie donc de choper un transport en commun depuis l’aéroport
pour m’y rendre, mais j’ai beau chercher, je ne comprends rien aux indications,
et les agents de sécurité de l’aéroport me prennent pour un rigolo et
m’indiquent des directions bidons, c’est sympa Brisbane dis-donc !!! Je ne
comprends pas, il n’y a pourtant pas besoin de sortir de St-Cyr pour se diriger
quelques part, et ce n’est pas écrit en caractères chinois, que je sache. Au
final, je décide de prendre le train, quitte à payer plus cher qu’un bus
public. $16 pour le centre-ville (13€), mmmh, pas donné mais au moins je
parviens à destination rapidement. J’attends ensuite cinq belles heures
supplémentaires pour prendre mon car pour la ville dans laquelle je dois me
rendre. Il est 14:00 lorsque je grimpe dans le car, et c’est parti pour 8
heures de trajet, content ! Malgré les valises noires sous les yeux, j’ai
le sourire aux lèvres, admire le paysage, les baies qui se succèdent les unes
après les autres le long de la route, ainsi que le bush présent un peu partout.
Le soleil se couche sous mes yeux. Je parviens, à Childers, la petite ville en
question, très proche de… Bundaberg (les alcooliques anonymes sauront de quoi
je parle). Il est 22h30, je descends et il n’y a pour l’instant personne pour
m’accueillir. Il fait froid ! J’ai oublié ma polaire dans la précédente
ferme, brrrr ! 20 minutes plus tard, arrive une voiture dans la laquelle
sorte deux personnes m’appelant, Thomas is
that you ?? Enfin ! je rêve d’un lit douillet dans lequel dormir
12 heures d’affilée. Je saute dans la voiture, confiant, mais ce que je ne sais
pas encore à cet instant, c’est que je vais bientôt découvrir la vérité sur cet
endroit !
La suite du polar au prochain numéro ! héhéhé…
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