jeudi 14 juin 2012

La chevauchée des fermes

On y est, le cap de la moitié des jours nécessaires à l’obtention d’un second visa WHV a été passé : 54 jours effectués à ce jour. Ce qui signifie qu’il ne m’en reste que 34 à effectuer. Le temps passe plus rapidement que je ne l‘aurais pensé, même si certaines journées peuvent paraître longues, quand il pleut par exemple. Je me souviens de quelques personnes qui disaient « tu verras en hiver ici, il fait froid et il pleut », ouais bah, pour le moment, je préfère encore l’hiver d’ici que l’automne de France ^^ Mais bon, j’ai consulté les statistiques pluviométriques, et effectivement en Juillet on peut constater que le nombre moyen de millimètres de pluie tombée s’accentue grandement. C’est du même genre que novembre en Bretagne : parfois une petite gelée, mais pas souvent ; et surtout de la pluie, des nuages, du vent et des éclaircies.
Bref, quoi qu’il en soit, voici une semaine que j’ai posé mon sac à dos dans une nouvelle exploitation agricole nommée "Lazy River" ; enfin je m’emballe un peu : ça ressemble plus à une petite ferme qu’à une exploitation ! Celle-ci se trouve, au milieu des trois petites villes nommées Boyup Brook, Donnybrook et Collie. Cette ferme qui s’étend sur cinquante ares, est composée d’une maison coquette, d’un hangar, de plusieurs cabanes à outils, nourritures ou foin, de six enclos et d’un manège à chevaux. Deux red dogs australiens surveillent avec attention les éventuels intrus qui pourraient pénétrer sur la propriété ; pas commodes au premier abord, ils s’habituent rapidement à ma présence, me voilà rassuré !! Michelle, la propriétaire des lieux, m’a ensuite présenté à ses animaux : six alpagas dont un petit, et neuf chevaux dont deux poulains. Par contre, pour les races, il va falloir que je révise, parce que je n’ai pas tout compris : je crois que certains sont des Shires d’Angleterre, et d’autres sont des chevaux en provenance des USA.
Première journée début juin : « bon, bah on va fêter les 40 ans du beau-frère, tu viens ? ». Pourquoi pas ! Super sympa de leur part de m’inviter. Et pour l’anecdote : le partenaire de Michelle (qui s’appelle Les) me dit qu’il me paye une boisson à apporter à la soirée (rappelez-vous : en Australie chacun apporte sa propre boisson dans les soirées) ; j’ai l’impression qu’il souhaite que je choisisse quelques bières ! Alors bon, je choisis un pack de 6 bières, puis avant de passer à la caisse, il va le redéposer dans le rayon, pour le remplace par un carton de 24… ok… ça annonce la suite :)
Voilà, j’occupe mes journées entre nourrir les poulains au petit-déjeuner, vérifier le niveau d’eau des abreuvoirs qui ont toujours besoin d’être remplis.
Puis au cours de la journée, c’est débroussaillage, coupe de bois pour le poêle, réparation des clôtures avec enfouissage des câbles, préparation du potager pour l’hiver, etc.
Et enfin je termine ma journée à nourrir à nouveau les poulains, d’autres chevaux, et les chiens.

Ce week-end, j’ai passé le week-end à Perth, à l’occasion de la pendaison de crémaillère de Kerry et de Jean-Gab ! Bien sympa cette soirée, on a bien rigolé (surtout entre français, diraient certains, héhé) ! Et le retour dans le sud a été bouleversé par le « super storm » : En effet depuis dimanche il y a une tempête qui ne cesse d’aller et venir. 16 000 foyers sont privés électricité dans la région où je me trouve. Pas de téléphone non plus pour la plupart. Lundi je devais prendre le train pour le sud, mais il a été remplacé par un bus car la ligne ferroviaire était coupée. Puis arrivé à la gare routière de Collie, je ne pouvais pas joindre Michelle car son téléphone était coupé. J’ai poireauté 4 heures avant qu’on vienne me chercher :) La route pour la ferme n’était pas coupée heureusement. Aujourd’hui mardi, alors que certaines personnes se remettent à peine des très forts vents de dimanche, la région est à nouveau en alerte pour ce soir 21h, la tempête risque d’être aussi dévastatrice. Dans la ferme où je me trouve, nous avions eu de la chance : l’électricité est revenue lundi matin, et la tonalité du téléphone est revenue dans la journée de mardi. Un gros arbre est tombé de l’enclos des poulains et a détruit une clôture, mais c’est grosso-modo les seuls dégâts sur la propriété. Au bulletin d’information, les images rappellent celles de la Vendée : Beaucoup de dégâts un peu partout (mais le bilan est sans doute moins grave). Bref, j’ai du pain sur la planche pour nettoyer toutes souches, branches et feuilles tombés un peu partout.

Ca y est, l’électricité n’est plus, nous sommes dans le noir. Heureusement que j’ai mon ordinateur portable pour rédiger cet article !! Bon allez, on va allumer les bougies, à pluch !!


jeudi 31 mai 2012

A ciao bonsoir !

Il est l’heure de quitter la ferme "Dalmore" d’Emilie, de Daniel, et de leurs jumeaux de leur surnoms Nathy et Olly. J’ai eu un peu de mal à trouver ma destination suivante, car la plupart des fermes de répondent malheureusement pas aux requêtes envoyées par e-mail. Mais il y a quelques jours, Emilie et Dan m’ont garanti que je pouvais rester aussi longtemps que nécessaire jusqu’à ce que je trouve une autre exploitation agricole où me rendre… Il faut dire que l’appréciation qu’ils ont aimablement rédigé à mon égard sur le site internet qui nous a mis en relation est plutôt élogieuse. Sympa de leur part, ça change des appréciations que pouvaient me donner les prof au lycée, surtout celles d’Eliane Labute !!! « Menier tu fais quoi ? ». Bref, voilà qui devrait faciliter ma recherche de fermes à l’avenir.

Beaucoup de choses vont me manquer suite à ce mois passé ici. Travailler ici et partager les dîners avec la famille ont été une bonne expérience culturelle. Emilie, polyglotte, a grandi à Washington DC, puis en Equateur, puis en France, elle a voyagé et travaillé un peu partout sur la planète, entre membre d’une ONG en Afrique, journaliste au Rwanda, et prof de yoga aux USA et en Australie ; et je préfère ne pas compter les voyages touristiques, tellement ils sont nombreux. Sa mère travaille à un poste à haute responsabilité à l’OMS, son père est retraité en France de la Banque Mondiale, et un de ses grands pères était ambassadeur des Etats-Unis, pô trop mal tu vois… Quant à Dan il a immigré depuis les Pays de Galles à l’âge de 8 ans. Il est motivé à 200% par sa nouvelle vie dans la ferme, et ouvert à d’autres cultures (ce qui n’est pas toujours évident pour certains australiens il faut bien le dire ; comme partout je suppose) ; tout ceci a participé à une bonne ambiance. Tout au long des journées de ce mois de Mai, l’atmosphère était plaisante et chaleureuse. Et même si le beau temps joue beaucoup dans ce ressenti, je reste persuadé que cette ferme était comme un petit endroit de paradis, avec sa flore native d’Australie (ou non), ses chevaux, son poney, ses taureaux, ses oies, ses canards, ses cochons, ses moutons, la multitude d’oiseaux colorés volant d’arbre en arbre au dessus de nos têtes, ses couchers de soleil incroyables, etc. Je n'ai malheureusement pas réussi à photographier de mâles oiseaux bleus vifs, ni ces oiseaux à la gorge rouge vif ; cependant je vous partage une petite vidéo des Kookaburras :




Je me souviendrai toujours de la température qu’il faisait un matin au réveil, dans la caravane, 1°C ! Plus une seule goutte d’eau pour faire la vaisselle car gelée. Cette intense sensation les jours où cette fraîcheur polaire guettait mon lever au dessus de la couverture, de la couette et de la 2e couverture. Ces jours aussi où je me faisais réveiller par le chants des Kookaburras hilarants (la première fois, je me suis demandé quel oiseau pouvait avoir un chant ressemblant autant au cri d’un singe !) ; ou encore rien de plus plaisant que de sortir de la caravane avec un bon café chaud entre les mains (mais pas avant 8h, faut pas pousser Mémé dans les orties hein), et faire face, tout comme les deux alpagas non tondus, aux rayons du soleil levant traversant le brouillard épais du matin. Je me souviendrai aussi du bon goût des légumes composés en salade, dont une partie n'a pas été récoltée à temps, et qui m’a par conséquent permis de participer à la refonte des bacs pour semer d’autres légumes de saison ; pour l'heure quelques poules résident temporairement dans ces bacs dans le but de labourer le tout et retirer les éventuelles graines. Ces légumes qui accompagnaient les viandes cuitent au BBQ quasi quotidiens, bœufs et poulets élevés au grand air (free range), de préférence, miam (yumee) ! Je me souviendrai aussi des léchouilles de ces trois beaux toutous adoptés nommés Randy, Ruby et Ben, qui se battaient pour savoir lequel d’entre eux donne le plus d’affection à cette famille. Un bon bain leur ferait du bien, soit dit en passant, car voilà plus d’un an qu’ils n’ont pas été lavés, je peux vous assurer qu’ils sentent bien le chien. Et que dire de toutes les plates-bandes, refaites, autour de la maison, avec ces centaines de bulbes et de graines plantés, c’est sympa de jardiner en grand, au milieu des oiseaux intrigués de savoir ce qu’ils auront au menu d’ici quelques semaines ou mois ! Il faudra installer des grillages (idée pour occuper les prochains renforts « woofeurs » de la ferme). Je me souviendrai aussi du châssis de la caravane, tellement Dan et moi y avons passé de temps pour le poncer et le peindre ; mais ça en valait la peine : le rendu est plutôt réussi ! j’ai aussi poncé une partie des quatre grands réservoirs à essence ainsi que la carcasse métallique du hangar « partagé » (sharing shed) ; alors pourquoi sharing shed ? Parce que ce hangar sert à la fois aux leçons de yoga de madame, aux entraînements de batterie de monsieur, à un espace pour le snooker, à un espace gym/muscu, et au stockage de diverses choses dont des quantités astronomiques de nourriture. Ah oui alors, pour la petite histoire, ces quantités de nourriture contenues dans des seaux scellés ont été accumulées juste avant le passage à l’an 2000 par le père d’Emilie qui habitait alors dans cette ferme avant eux, en précaution des conséquences du bug de l’an 2000. Il pensait, visiblement sincèrement, que le bug informatique annoncé priverait la population de tout, dont les besoins les plus simples : la nourriture. On peut trouver encore aujourd’hui du grain et du riz en quantité, des conserves en tout genre qui se conservent longtemps de préférence, mais périmées depuis tout ce temps. Après coup, ça fait sourire c’est sûr, mais avec tout le tintamarre que la presse a pu faire à cette période, il suffisait d’un zeste de prudence pour jouer à la fourmi ! Aujourd’hui, les seaux sont déversés un à un, jour après jour, dans les enclos des poules et des cochons, qui adorent ça !

Dan a acheté un bouquin cette semaine : « The self sufficiency » (l’auto-suffisance) ou comment faire pour vivre avec le moins de dépenses financières possibles. Je ne l’ai parcouru que rapidement, mais j’ai pu apercevoir certains nouveaux concepts vraiment intéressants, d’autres à la mode aujourd’hui, ou oubliés. Bien sûr, il faut piocher les bonnes idées, car il n’est pas possible de tout mettre en œuvre, mais dans une ferme bio (organic farm), loin de toute ville, il y a un intérêt certain. Je suis déjà impressionné par les solutions mises en place sur cette exploitation depuis des années : 100% de l’eau utilisée et bue provient des conteneurs stockant l’eau de pluie, deux gros poêles chauffent la maison et l’eau avec le bois du bush local, en complément de l’électricité produite par les panneaux solaires et éolienne (bon, une des batteries stockant l’énergie est en panne, alors en attendant de la remplacer, un peu d’électricité provient de la ville pour les appareils électriques). Les trois cochons sont le début d’un élevage à plus grande échelle qui ne servira à priori qu’aux besoins alimentaires de la ferme, idem pour les oies, canards et poules/coqs qui sont déjà une quinzaine chacun. Même en sachant que ça pourrait lui prendre trente ans pour atteindre son objectif,  Dan est ultra motivé. Il met de l’ardeur et de la passion dans son travail tous les jours.

Trente huit, c’est le nombre de jours passés, depuis mi-avril et jusqu’à aujourd’hui, dans les fermes (biologiques de préférence, mais il me semble que les fermes non-bio fonctionnent aussi pour l’extension du visa). Il me reste donc cinquante jours à effectuer, pour le moment je peux dire que ça avance à un bon rythme, et ce n’est pas pour m’en déplaire, car au moins je ne perds pas mon temps, et ça fait partie de la découverte d’une partie des régions excentrées de l’Australie où je souhaitais me rendre. Je verrai dès demain à quoi ressemble la prochaine ferme où je vais me rendre. Je sais déjà qu’elle est beaucoup plus modeste, l’élevage est composé de 8 alpagas et de 5 chevaux, comparés aux 300 moutons et autres bestiaux d’ici, je pense que le décor va changer.

Emilie et Dan. Je vous souhaite de bonnes vacances en France, dans la maison de famille à côté d’Annecy. J'ai passé un mois extraordinaire en votre compagnie. Le travail ici a été un véritable plaisir. Merci pour tout, je me souviendrai toujours de la ferme Dalmore, soyez-en sûr ! A bientôt j'espère !

 

dimanche 6 mai 2012

Thomas à la ferme

Salut tout le monde ! Hi everyone! Comment ça va ? How is it going?

Après la semaine fort sympathique passée auprès de la famille de Troy et d'Heidi, me voici dans l'exploitation agricole de Dan et d'Emilie. Et comme le hasard peut parfois paraître étonnant, celle-ci se trouve à seulement à 5 km de la précédente ! Toujours sur la commune de Bridgetown au sud de Perth, mais à 17 km du bourg, dans un coin bien perdu. L'exploitation s'étend sur environ 80 hectares, et est principalement composée d'un élevage de moutons (70 agneaux de moins de deux ans, 80 femelles, 50 mâles). On peut également y trouver deux alpagas bien épais, en totale liberté, curieux de tout, mais de pas trop prêt, je pourrais mordre ! Trois toutous (deux golden retrievers et un labrador) sont toujours aux alentours à chercher un pigeon avec qui jouer ! Cinq chevaux, et deux taureaux, dont un qui a été élevé dans l'arrière-cuisine de la maison (what ?!), il parait que celui-ci est mignon, mais bon entre nous, vu la tête du taureau aujourd'hui je n'irai pas lui dire bonjour dans le creux de l'oreille ! Et bizarrement aucune vache, toutes vendue lorsqu'ils ont repris la ferme ; c'est à ce demander pourquoi ils ont souhaité conserver les deux bulls !



Mon logement est une caravane, première expérience dans une caravane pour ma part. Il y a tout à bord : réfrigérateur, four, plaques électriques, grille-pain, micro-onde, clim, eau courante, lit (encore heureux !), banquette, table, bouilloire, etc. Tout le nécessaire, voire plus, c'est très bien, mais bon c'est une caravane quoi, je ne partirais pas en vacances avec... ^^ 



Cette fois-ci, les tâches effectuées au sein de la ferme sont plus variées que précédemment, il s'agit de nourrir les 3 cochons, les 15 poules, les 3 dindons, et les 15 canards tous les matins et soirs. Puis au programme avec Dan, nous traitons les moutons contre les vers, transformons un hangar en salle de sport et de musique (Emilie donne des cours de yoga une fois par semaine, Dan est guitariste et batteur), ponçons et peinions, concevons une serre, jardinons, et ramassons les pierres dans les champs afin d'éviter d’abîmer la débroussailleuse. Cinq heures de travail par jour, c'est bien, pas besoin de plus ! (hey, mais je pourrais devenir président de la République dans 10 ans avec ce slogan !).


Et ce ne sont pas leurs jumeaux Oliver et Nathanael qui viendront nous aider. A 13 mois, ils donnent suffisamment d'occupation aux parents dans la journée ! manger, dormir, manger, crier, dormir, pleurer, re-manger... La vie est vraiment dure :-)
Emilie est américano-australienne, née à Washington DC, mais a vécu en Equateur, et pendant quelques temps à côté d'Annecy. Elle parle donc le français couramment, et souhaiterait l'entretenir avec moi, mais nous ne parlons qu'anglais (faut pas pousser mémé dans les orties, j'ai pas fait 15000 km pour parler français ; et puis c'est plus sympa pour Dan qui ne parle pas le français ! Lui est gallois émigré en Australie à l'âge de 8 ans).
J'ai entendu dire que ce soir vous aurez les résultats du non-événement tant attendu par les français ? Hum, après réflexion, je préfère rester dans mon lit bien au chaud plutôt que de m'y intéresser. En plus je n'ai pas pu voter, alors comme ça... Profitez-en bien !

mercredi 25 avril 2012

On dirait le sud...

Y'a plein d'enfants qui se roulent sur la pelouse
Y'a plein de chiens
Après près d'un mois d'absence sur ce blog, me voici de retour! (Ah bah c'est pas trop tôt !). Ces derniers temps ont été consacré au travail. J'ai bien rencontré du monde sur Perth, hébergé Marthe et Alice pour quelques jours dans ma colloc, péché avec Jean-Gab, joué au tennis avec des amis... j'ai été assez occupé, mais il n'y avait rien de bien suffisamment intéressant pour vous, lecteurs de ce blog.
Voilà, les aventures reprennent en terre australe. Alors bon, au préalable il faut peut-être que je vous explique en quelques mots quel est mon plan actuel : mon expérience australienne qui ne devait durer qu'une année maximum, va je l'espère, durer un peu plus longtemps. Rien n'est encore certain : pour obtenir un second Working Holiday Visa j'ai en effet besoin de remplir certaines conditions au préalable. Et vu que ce n'était pas prévu, je m'y prends un peu au dernier moment. Alors bon quoi? Je dois faire quoi à la fin??! Et bien il me suffit de travailler 3 mois dans une ferme agréée pour ce Visa. 3 mois, ou 88 jours, ça dépend si on est à plein temps ou non, et ça peut être dans un nombre illimité de fermes agréées différentes. Après 3 semaines de recherches infructueuses pour être employé dans des fermes, j'ai décidé de m'inscrire à HelpX (merci à Marthe pour le tuyau !), un site internet qui permet de mettre en relation, des volontaires et des fermiers qui proposent un toit et les repas, en échange de quelques heures de travail dans l'exploitation agricole. D'autres genres de travail et d'endroits sont aussi accessibles, mais en ce qui me concerne, ce sont les fermes habilitées aux renouvellement du second visa qui m'intéressent.
Il y a dix jours, une famille répond positivement à ma requête sur Internet, et après quelques échanges pour nous organiser, me voici parti pour la campagne dans un endroit un peu perdu appelé Bridgetown, à 3h30 de route de Perth, avec des personnes que je ne connais pas.
Ces personnes sont venues me chercher en voiture avec leur 4 enfants en bas âge, je peux vous assurer qu'il y a de l'ambiance dans le van Mercedes Vito rouge qui sillonne les routes de campagne en direction de leur ferme. Le père Troy travaille dans les mines au nord de l'état (comme beaucoup d'habitants ici), la mère Heidi est au foyer, et les 4 enfants/bébés en classe à la maison. Pas de repos pour qui que ce soit. L’aîné a 7 ans, la dernière 6 mois. C'est animé : 10 bêtises à la minute, pleurs et rires se succèdent de 7h à 19h30. J'admire les parents qui supportent très bien.
Ce sont 7 jours complets que je consacrerai dans cette ferme, à aider Troy quelques heures par jour, à nettoyer la maison récemment retapée dans le but de vendre la propriété, et "enfin" s'expatrier à proximité de Perth. Au programme de la semaine donc : Kärcher, brossage, étanchéifiage des fenêtres, rabotage, conception d'un panneau géant "A vendre" (ils ont préféré la version en anglais) ; tout ceci sous les yeux avisés des deux beaux berger des Abruzzes nommés Bonnie et Clyde, et des perroquets Twenty Eight... Rien de difficile, juste un peu de temps à consacrer. Et c'était plaisant. Un bon bol d'air à la campagne passé au cul des vaches, des poules, des moutons et des alpagas (à la Chirac !). J'aurais passé une super semaine dans cette famille à déguster aussi les succulents plats préparés par Heidi...! Amazing, et je suis réconcilié avec le Carrot Cake (so English) !


Et pour terminer, je dirais que ce n'est malheureusement pas comme dans la chanson (et toujours en été) : car seulement à 250km au sud de Perth, on perd de 7 à 8°C !!! Deux couvertures ne sont pas de trop pendant la nuit !!! Première fois que j'en utilise une depuis 6 mois ! L'été semble être terminé ici, quelques feuilles mortes volent, et quelques gouttes de pluie sporadiques viennent bouleverser les habitudes :-) Aujourd'hui je suis revenu à Perth, et repars dès lundi à Bridgetown dans une autre ferme. YIHAA !...

jeudi 8 mars 2012

Liens vers deux films amateurs

Bonjour à tous ! Voici une vidéo d'un voyage effectué par deux personnes en Australie, il y a quelques années. Munis d'un caméscope haute définition, ils ont pu résumer leur voyage par ces images éblouissantes faisant ainsi découvrir ce pays aux multiples facettes. Vous allez voir, ça vaut le coup de pouvoir filmer parfois. Bravo pour cette vidéo de 14 minutes ! Activez la résolution HD lors du visionnage :




Et maintenant, une vidéo d'un astronome amateur qui a pris le ciel avec son appareil photo, puis assemblé les images pour en faire un film. On appelle ça (en anglais) le "timelapse" : Une photographie effectuée toutes les 10 secondes (par exemple), assemblée ensuite en 24 images par secondes sur un film. Cela donne ça (activez la résolution HD) :